Étude de sol obligatoire & nouvelle carte RGA : ce qui change depuis le 1er Juillet 2026
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Le décor a changé. Depuis le 1er juillet 2026, une nouvelle carte nationale du risque retrait-gonflement des argiles (RGA) redessine la France des zones à risque. Résultat : l’étude de sol obligatoire s’impose désormais à des milliers de terrains qui y échappaient hier encore.
Vendeurs, acquéreurs, constructeurs : personne n’est épargné. Voici ce qu’il faut retenir, sans détour avec Soletude, spécialiste de l’étude de sol dans le Grand-Ouest de la France (Bordeaux, Nantes, Angers, Rennes, Toulouse…).
En résumé :
- La nouvelle carte RGA, en vigueur depuis le 1er Juillet 2026, classe 55 % du territoire français en exposition moyenne ou forte, contre 48 % auparavant.
- L’étude de sol devient obligatoire (G1 à la vente, G2 à la construction) dès qu’un terrain se situe en zone orange ou rouge, et c’est la date de signature de l’acte qui détermine quelle carte s’applique.
- Une étude de sol réalisée en amont coûte toujours moins cher qu’une réparation après sinistre, avec un écart pouvant aller de quelques centaines d’euros à plusieurs dizaines de milliers d’euros.

Étude de sol obligatoire : la nouvelle carte RGA change la donne
Le constat est sans appel : 240 000 sinistres liés au retrait-gonflement des argiles ont été déclarés entre 2018 et 2022, soit 58 % de tous les sinistres recensés depuis 1989. Le phénomène s’accélère.
L’arrêté du 9 janvier 2026 révise en profondeur le zonage de 2020. Le BRGM et la Mission Risques Naturels ont croisé des données plus précises : géologie, sinistralité récente, effets du changement climatique.
Le résultat est net : 55 % du territoire est désormais classé en exposition moyenne ou forte, contre 48 % auparavant. 12,1 millions de maisons individuelles sont concernées, soit plus de 6 logements sur 10 en France.
Certaines régions sont plus touchées que d’autres. Trois zones, trois obligations :
- Jaune (exposition faible) : pas d’obligation légale, mais vigilance recommandée.
- Orange (exposition moyenne) : étude géotechnique obligatoire.
- Rouge (exposition forte) : fondations renforcées imposées.
Entre orange et rouge, la différence se joue sur la profondeur des fondations : plus la zone est exposée, plus il faut creuser, et plus le coût grimpe.

Étude de sol obligatoire : ce que la loi ELAN impose vraiment depuis le 1er Juillet 2026
Le socle juridique, lui, ne bouge pas. L’article 68 de la loi ELAN et les articles L. 132-4 et suivants du Code de la construction et de l’habitation restent la référence. Ce qui change, c’est le terrain d’application : mécaniquement élargi, et beaucoup plus contraignant.
Deux cas de figure déclenchent l’obligation.
Vous vendez un terrain constructible en zone moyenne ou forte ?
Une étude géotechnique préalable (mission G1) doit obligatoirement être annexée à la promesse de vente, ou à défaut à l’acte authentique. Elle fixe les grands principes de construction adaptés au sol.
Vous construisez une maison individuelle dans ces mêmes zones ?
La mission G2 s’impose. Elle se joue en deux temps : d’abord la phase avant-projet (G2 AVP), qui pose le modèle géotechnique et esquisse les solutions de fondations ; puis la phase projet (G2 PRO), qui verrouille tout avec des calculs précis et des plans d’exécution.
Un point à ne surtout pas manquer : seule la date de signature compte. Une transaction engagée avant le 1er Juillet 2026, mais signée avant cette date, reste sous l’ancienne carte de 2020. Pas la date des premières discussions, ni celle du compromis verbal.
Autre obligation à ne pas sous-estimer : depuis le 1er janvier 2024, une attestation de prise en compte du risque RGA doit accompagner la déclaration d’achèvement des travaux, dans toute zone moyenne ou forte. Avec l’extension du zonage, ce sont désormais des dizaines de milliers de chantiers supplémentaires qui devront produire ce document.
Un dispositif d’aide existe aussi pour alléger la facture. Un fonds de prévention argile permet, sous conditions de ressources, de financer un diagnostic de vulnérabilité et des travaux préventifs pour les maisons situées en zone forte. Ses critères d’accès viennent justement d’être assouplis.
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Étude de sol obligatoire : comment réagir selon votre projet ?
La théorie, c’est une chose. Sur le terrain, chaque situation appelle une réponse différente.
Vous vendez un terrain constructible ?
Premier réflexe : vérifiez son classement sur Géorisques.gouv.fr, calque « Argiles ». Si votre parcelle bascule en orange ou rouge, l’étude de sol G1 devient incontournable avant la signature. Anticiper cette démarche évite de bloquer la vente au dernier moment.
Vous cherchez un terrain ou préparez une construction ?
Même logique, dès la phase de recherche. Un terrain hier classé en zone faible peut aujourd’hui figurer en zone moyenne, et cela change tout le budget. Comptez entre 800 et 2 000 euros pour une étude G1. Une somme dérisoire face aux 10 000 à 30 000 euros que peut coûter la réparation d’un désordre structurel non anticipé.
Votre maison présente des fissures ?
Ici, ni G1 ni G2 : c’est la mission G5 qui s’applique. Ce diagnostic caractérise le sol autour d’un bâtiment existant et propose des solutions de confortement ciblées, indépendamment de toute vente ou construction neuve.
Quelques réflexes simples limitent aussi les risques au quotidien : garder de la distance entre arbres et fondations, éviter les arrosages déséquilibrés près de la maison, surveiller l’apparition de fissures après chaque été sec ou canicule.
Une étude de sol réalisée en amont coûte toujours moins cher qu’une solution forfaitaire standard ou qu’une réparation après sinistre. C’est un investissement, pas une dépense.
Votre terrain ou votre projet de construction entre-t-il dans le nouveau périmètre de l’étude de sol obligatoire ? L’équipe de Soletude, spécialiste de l’étude de sol près de chez vous, réalise des missions géotechniques G1, G2, G3, G4, G5 sur-mesure, adaptées à chaque configuration de sol. Un diagnostic fiable aujourd’hui, c’est des fissures évitées demain.
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Questions fréquentes
Rendez-vous sur Géorisques.gouv.fr et renseignez l’adresse ou la référence cadastrale. Le calque « Argiles » affiche directement le niveau d’exposition : jaune, orange ou rouge. Seules les zones orange et rouge déclenchent l’obligation légale.
La G1 s’applique à la vente d’un terrain constructible et pose les grands principes d’adaptation au sol. La G2 intervient au moment de la construction et définit précisément les fondations, avec des calculs propres à chaque projet. Vous souhaitez en savoir plus ? Découvrez notre article sur les différences entre l’étude de sol G1 et G2.
Tout dépend de la date de signature. À partir du 1er Juillet 2026, la nouvelle carte s’applique automatiquement, même si le terrain était classé en zone faible auparavant. Les actes signés avant cette date restent soumis à l’ancienne carte de 2020.
Oui. Elle n’est pas obligatoire, mais reste vivement recommandée. Certaines particularités locales échappent à l’échelle de la carte nationale. Une étude préalable sécurise le projet et évite les mauvaises surprises après construction.
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